No Steak - Aymeric Caron

Publié le par Stephanie

No Steak - Aymeric Caron

J'habiterais une grande ville, on pourrait dire que je suis d'obédience bobo bio. Mais j'habite à la campagne, et il me manque quelques articles dans ma panoplie. Comme l'alimentation par exemple. Mais comme je ne désespère pas de m'améliorer, en attendant, je lis, comme ce livre par exemple!


Résumé :
Un essai d'un journaliste à propos du fait de ne pas ou plus manger de viande. Présenté en plusieurs points plus ou moins développés, il ambitionne de nous convaincre de devenir à minima végétarien.

Mon avis :

Soyons clair, je ne suis pas végétarienne. De base, c'est même plutôt éloignée de mes convictions. Mais comme il serait idiot de ne pas se renseigner sur cette façon de voir l'alimentation, et même la vie, je jette un oeil par ci par là, en attendant de voir si un jour je change d'avis. Et honnêtement, après les premières pages, j'étais à deux doigts de réellement me remettre en question. En effet, il attaque avec la raison "mondiale" du pourquoi on devrait arrêter la viande. Tout simplement parce que si tous les humains en mangeaient comme on en mange (et encore, je ne mange pas des steaks tous les jours...), la terre n'y suffirait pas, et très rapidement.
Puis il attaque les autres arguments. Tous les autres, mais qui se résume à un seul : quand vous mangez de la viande, ça vient d'un animal mort, et qui a potentiellement souffert. ( voir la vidéo L214 qui tourne en ce moment sur les abattoirs...). Le problème de cet argument, c'est qu'il touche essentiellement ceux qui sont déjà sur ce questionnement du "comment arrêtez la viande.". Les gens qui, comme moi, (fustigez moi allez y), ont toujours considéré la viande comme issue d'un animal, qui ont été élevé dans ce domaine ( eh oui, toute petite on choisissait la poule avec ma grand mère, on la tuait, on la plumait etc.), ne seront pas forcément convaincus par ça. Tout au mieux tenteront-ils, s'ils sont un minimum sensible, de s'orienter vers des élevages raisonnés et des conditions de vie et de trépas pour les animaux moins tragique. C'est dommage, j'aurai préféré un développement plus long des arguments plus objectifs, et moins détaillés de ceux inhérents à chacun. Qui sont dit et redit depuis des années...

Dernier point que j'ai trouvé très désagréable: cette façon de mettre des mots du langage familier voire vulgaire dans son développement. Ex: "bouffe" "s'en foutre". C'est un livre, un essai, pas un livre façon "langage de la rue"...Et ça n'est certainement pas un langage grossier qui aide à convaincre!

Ma note :

10/20
Les arguments sont recevables, mais trop répétitifs, et il serait plus sérieux d'écrire de façon réfléchie plutôt qu'emportée...

Publié dans Essais

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