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Samedi 20 mars 2010 6 20 /03 /Mars /2010 15:19

Toujours dans le cycle je lis des histoires infernales, je me suis dit que j'allais vous parler d'un livre que j'ai lu il y a quelques temps déjà. C'était ça ou biba du mois d'avril donc bon, le choix était limité.

http://ecx.images-amazon.com/images/I/411PeBYoa2L._SS500_.jpgTwist, de Delphine Bertholon.

Ce livre surfe sur la vague des disparitions d'enfants, et surtout, sans vouloir trop dévoiler de l'histoire avant même de l'avoir lu, s'inspire pour beaucoup de l'histoire de Natacha Kampusch. Mais si, vous savez, cette autrichienne qui avait disparue pendant 8 ans, enlevée par un homme à 10 ans, et qui s'était enfuie quelques années plus tard. L'auteur d'ailleurs ne s'en cache pas. Mais étant donné que dans l'édition France Loisirs rien n'est mentionné sur ce point, j'ai beaucoup été génée au début par ce sentiment de savoir de quoi l'on parlait sans réussir à mettre le doigt dessus.

Ce roman raconte donc l'histoire de Madison, 11 ans, enlevée en rentrant de l'école par un inconnu. Elle va vivre avec lui pendant 5 ans. 5 longues années qu'elle nous raconte, comme un journal intime. Et en parallèle, sa mère qui l'attend puis qui ne l'attends presque plus, et Stanislas. Je ne dirais rien sur Stanislas, parce que pendant longtemps on ne sait pas ce qu'il vient faire ici. Et pourtant, c'est parfois comme s'il était le fil conducteur.

"Avant de monter dans sa voiture, j’ai hésité mais pas longtemps, et puis j’ai répondu : « D’accord ! ». Ce « D’accord », je voudrais le froisser dans ma main comme un papier gras qu’on jette à la poubelle. Maman me l’avait assez répété, de ne pas parler aux inconnus, de faire attention avec tous ces « détraqués » qui courent dans la nature mais là, pas une seconde ça ne m’avait traversé l’esprit. A cause de la bonne tête de R. avec sa chevelure d’éponge, sa voiture brillante, la jolie chatte à trois couleurs dans la petite caisse, l’orage dément qui me coulait dessus et surtout – surtout – à cause de Stanislas.

 

Je m’appelle Madison Etchart
Ceci est un SOS"


Je n'arrive pas à savoir si j'ai aimé ou non. Longuement j'ai pensé arrêter la lecture, je ne voyais pas le but, j'étais mal à l'aise, et je n'arrivais pas à dissocier ce qu'il en était de la possible réalité et ce qu'il en était du roman. Puis j'ai voulu savoir, savoir si cette petite fille allait sortir de ça, comment elle grandissait, et puis cet homme, R., qui était il vraiment? J'ai donc continué, jusqu'au bout, pour savoir le fin mot de l'histoire, et je ne le regrette pas. Et cette façon d'écrire, très enfantine et très adulte en même temps correspond totalement avec l'histoire. Je ne sais pas si c'est un grand livre, je pense même que beaucoup n'aimeront pas. Mais si on s'accroche un peu, mine de rien, on arrive au bout sans s'en rendre compte!


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Samedi 13 mars 2010 6 13 /03 /Mars /2010 19:55

Un peu moins joyeux que le précédent article, que j'ai posté il y a plusieurs jours déjà...Tout ça parce que je travaille, et que j'ai la flemme de récupérer mon cerveau pour écrire deux trois mots sur un bouquin en rentrant!

http://ecx.images-amazon.com/images/I/21pg9gN9IGL._SS500_.jpgLes mains gamines, d'Emmanuelle Pagano 

Le titre déjà est évocateur du livre. Non pas forcément sur le sujet, mais sur la façon d'écrire. Comme si elle nous suggérait sans dire. Sans jamais vraiment dire. Et en disant tout, pourtant. On n'est pas toujours très sûr d'avoir compris, et d'ailleurs, est-ce l'essentiel? Est-ce que si on comprenait tout l'histoire en serait moins cruelle? Est-ce qu'en comprenant tout, on en ressortirait avec moins de questions? 

C'est l'histoire d'une petite fille. Une petite fille, et sa fille, et son entourage.Une petite fille qui en CM2 a subit les mains gamines de ses camarades, des mains qui ne parlent plus. Une femme qui 30 ans plus tard n'a rien oublié. Une femme, victime, ou pas. 

"Les mains gamines étaient très jeunes et malhabiles, inexpérimentées, presque analphabètes, d’autant plus brutales.
Crier ne servait à rien.
Pour supporter, je me disais crier ne sert à rien. Je tenais en me disant plus tard, j’écrirai, et ce sera plus violent encore, plus adroit. Je rentrais en classe, et j’essayais d’apprendre très vite, de tout comprendre, pour aller plus loin, bien plus loin que leurs gestes limités de petits garçons.
J’ai des mains de petite fille, gants taille 5-6, 12 ans. N’empêche, je sais écrire. J’ai des mains qui ont l’air d’être des mains de petite fille, mais ne vous y trompez pas, ce sont des mains d’adulte. Avec elles, j’écris. Je suis allée beaucoup plus loin en moi que cet endroit dont leurs doigts n’ont aucun souvenir."


Cette poésie de l'horreur, cette poésie de l'exutoire, cette poésie de l'histoire est très particulière. Et il y a aussi cette angle de l'histoire. Pour dire l'indicible, elle l'écrit.  En figure de style, en imagination,  en sublimation. L'auteur utilise aussi cette façon de dire sans dire, de comparer pour expliquer. Les insectes, les vers à soie, tout le champs lexical de la magnanerie pour raconter.

C'est un beau livre. Dérangeant, interrogeant. Mais qui ne laisse pas indifférent
.  


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Samedi 6 mars 2010 6 06 /03 /Mars /2010 20:16

Un peu de girly culture sur ce blog, ça ne fait pas de mal. Surtout que ma mission intérim étant bientôt finie, il va falloir que je récupère mon cerveau sous peu pour chercher un nouveau job. En attendant, comme je l'ai laissé de côté quelques temps ( mon cerveau, j'entends), je m'autorise quelques lectures sympa et pas compliquées. Certains diraient que c'est de la littérature de plage, mais personnellement, à la plage, j'ai tendance à lire surtout des polars et autres livres noirs - pour contrebalancer le soleil, sûrement! -

http://www.clublivres.org/wp-content/uploads/2009/07/cherche_auteur_desesperement.jpgCherche auteur désespérément, de Debra Ginsberg.

Je vous avoue que malgré l'épaisseur du bouquin, 500 pages tout de même, j'ai vraiment du mal à savoir ce que je vais vous en dire. C'est un pur produit de la chicklit, un truc de fille, d'ailleurs à France loisirs ils ont mis une couverture rose pour pas qu'on se plante. Pourtant ça part bien, le résumé donne envie, un roman qui se passe dans le domaine des livres, moi qui aime tant ça! 

"Angel Robinson a l'impression de vivre un rêve. Elle qui ne jure que par les livres vient de décrocher un poste d'assistante dans la plus célèbre agence littéraire des Etats-Unis. Mais elle découvre rapidement qu'il faut composer avec une patronne hystérique, des collègues lunatiques et des auteurs capricieux. Elle réussit pourtant, grâce à son sens littéraire hors pair, à se rendre indispensable et repère plusieurs projets intéressants. Un en particulier : le roman d'un auteur anonyme, livré chapitre par chapitre. Angel tombe sous le charme au gré des envois du mystérieux écrivain. Jusqu'au jour où elle comprend que le texte s'inspire de sa propre vie... Un éloge pétillant des plaisirs de la lecture, un roman jubilatoire qui séduira tous les amoureux des livres."

Un roman jubilatoire qui séduira les amoureux des livres? Laissez-moi rire! C'est tout au plus un remake du diable s'habille en prada dans une librairie, en moins intéressant, moins captivant, moins original. Du vu et revu. Je n'en ferai pas le reproche au bouquin, il ne s'en cache pas une seule seconde. C'est de la lecture de base, un peu d'amour, un peu de réflexion sur soi, un peu de rébellion, et une Miranda Priestly qui s'appelle en fait Lucy Fiamma. Ce que je reproche à ce pavé? De m'avoir fait croire par la quatrième de couverture que c'est un livre séduisant....

Enfin, ça se trouve, dans quelque temps on aura l'adaptation en film, on pourra faire un coffret "chicklitt", je suggère qu'on y mette le diable s'habille en prada, l'accro du shopping, et celui-ci! 


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Mercredi 3 mars 2010 3 03 /03 /Mars /2010 19:01

Un livre conseillé jadis par ma maître de stage psy à une de ses patientes. Je ne sais toujours pas pourquoi, je ne saurai sûrement jamais, mais au moins ça m'a permis de le lire, puisqu'il paraîtrait que c'est un livre très connu.

http://ecx.images-amazon.com/images/I/41RX5F83BYL._SS500_.jpgNe tirez pas sur l'oiseau moqueur, de Harper Lee. 

Tout d'abord, ça ne parle pas d'oiseau. D'ailleurs ça ne parle tellement pas d'oiseau qu'il y a eu trois traductions différentes du titre en français. C'est celle ci la plus récente, cet oiseau moqueur, ce mokingbird en VO. Ca parle d'une petite fille. Et de son frère. De son père aussi, de son métier, de ses voisins, du racisme, du sud des Etats-Unis, des gens à part, des gens comme tout le monde. On ne sait pas grand chose de la narratrice, ce que l'on sait nous convient, on n'a pas vraiment besoin de plus. Cette narratrice, la petite scout, pas bien âgée, va nous raconter sa vie, pas en entier, mais lors d'un événement qui va un peu la changer: son père se retrouve avocat d'un noir accusé d'avoir violé une blanche.

Or, problème, les noirs, dans ce coin, c'est moyennement bien vu. Et les défenseurs des noirs, tout autant. Malgré tout, on va continuer à suivre la vie de scout et son frère jem. 

La question est: pourquoi on adhère tant à ce bouquin? Pourquoi est il devenu culte aux Etats Unis?

J'avoue que je ne sais pas pourquoi. J'ai lu le livre, j'ai aimé la façon de raconter, l'histoire, l'envie de progresser dans celle ci et d'en savoir plus, la façon d'écrire aussi, très enfantine et pourtant très soignée. Mais je ne comprends toujours pas cet engouement. Peut-être qu'on est moins touché ici par la différence noir/blanc? Peut-être que je suis passée à côté de quelque chose d'essentiel? J'aimerai comprendre...

En bref, c'est un bon livre, un livre à lire je pense, mais contrairement à beaucoup, il est loin d'avoir changé ma vie. Une fois refermé, j'ai même été frustrée de ne pas en savoir plus... 

Pour le moment culturel, sachez tout de même que ce livre a reçu le prix Pulitzer en 1961, et que son auteur ( Non je ne mettrais pas de E!) n'a jamais publié d'autres romans, tout au plus quelques articles depuis. Peut-être qu'on en découvrira d'autres à sa mort, qui sait?

Et ce livre a été adapté en film en 1962 sous le nom français de : "du silence et des ombres". Je ne l'ai pas vu donc je n'en dirais rien, mais j'aimerai bien le voir, pour savoir si d'autres ont imaginé les mêmes choses que moi! 


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Lundi 1 mars 2010 1 01 /03 /Mars /2010 20:00
ca fait au moins 6 mois que j'ai attaqué ce bouquin, en parallèle de regarder la saison 1 de la série. Parce que oui, ça a donné une série. Mais si, vous connaissez, True blood, voyons! Bon d'accord, si vous n'êtes pas une fille de 15-30 ans ou un abonné Orange cinéma Séries, vous avez pu passer à côté. Et bien, il est toujours temps de se rattraper!

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51HWMX9JP8L._SS500_.jpgLa communauté du sud tome 1: quand le danger rode, de Charlaine Harris.


Ca parle de vampires, puisque c'est la mode. Ca parle de vampires à la mode d'ailleurs, pas les bizarres d'entretien avec un vampire qui vivent en marge de la société. Non, ce sont des vampires qui vivent dans la société. Et mieux que ça, ils sont reconnus dans la société comme vampires. Ils vivent parmi les humains, et ont même à disposition du sang synthétique, n'est ce pas formidable?

Bon en revanche persiste un problème: il reste des vampires pas sympa. Et des humains vampirophobes. Alors ça cafouille un peu, parfois. Quand on ajoute à ça le fait que le sang de vampire est une drogue qui déchire, que le sang synthétiques c'est pas bon, forcément, on se dit qu'il va y avoir un petit, léger, problème. 

Et puis il y a Sookie Stackhouse. Sookie, serveuse un peu niaise et télépathe, qui tombe amoureuse d'un Bill le vampire qui veut être gentil mais est enchaîné par son rôle de vampire, subordonné à une hiérarchie étrange...

"Moi, Soolde Stackhouse, j'ai un faible pour les vampires. Et à La Nouvelle-Orléans, ce n'est pas ça qui manque. Le mien a débarqué dans le bar où je travaille un samedi soir. Comme j'ai la faculté de lire dans les pensées d'autrui, j'ai vite compris qu'il avait de gros ennuis : des chasseurs de vampires lui tendaient un traquenard. Ni une ni deux; je lui ai sauvé la vie. C'est ainsi que j'ai fait la connaissance de Bill Compton. Il est charmant, bien élevé ( il faut dire qu'il a été vampirisé en 1870 et que les Confédérés étaient des gentlemen).Il n'en reste pas moins un amateur , d'hémoglobine, et parfois je ne sais pas s'il me rassure ou s'il me terrorise. Surtout depuis cette vague de crimes en ville... Suis-je inconsciente ? On me dit qu'il n'y a pas d'avenir entre nous, mais moi je sens que notre équipe de choc va faire des étincelles. "

Honnêtement, si je n'avais pas regardé la série, je n'aurai même pas envisagé d'ouvrir le livre. Franchement, les vampires, ça va 5 min, après ceux de Twilight version cristal de baccarat, ça faisait déjà beaucoup. Mais j'ai regardé la série, et j'ai voulu en savoir plus. En effet, il faut savoir que c'est une série très particulière, très...Sexuelle. C'est le mot. Et c'est assez étrange, en plein boom de twilight, livres dans lesquelles on passe 4 tomes à se demander s'ils vont bien réussir à coucher ensemble. J'étais donc curieuse de savoir si c'était la série, pour attirer le péquenot en manque de fesses, ou si c'était la même chose dans le livre. Et...C'est la même chose dans le livre.

Le problème de ce livre, c'est que quand on a vu la série ( qui est une adaptation du livre rappelons le) on a déjà toute l'histoire. En lisant, j'ai donc eu l'impression de lire un de ses romans dérivés de séries, comme Buffy quand j'étais jeune. Dommage, si j'avais fait l'inverse, lire avant de voir, peut être que j'aurai été plus "prise" par l'histoire. Mais ça n'est pas le cas. Et j'irai jusqu'à dire que si on n'a pas entre 15 et 25 ans, et qu'on n'a pas tendance à être penché roman harlequin avec vampires, mieux vaut passer son chemin. Le Tome 1 ne vaut rien. Pour les autres tomes aucune idée, je me suis lassé du 1 trop rapidement pour en ouvrir un second, et pour la série, je n'ai vu que les deux premiers épisodes de la saison 2! 

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